Basketball, France vs Espagne

Le basketball a une place de choix dans le paysage du sport français et espagnol. En Espagne, c’est le deuxième sport qui compte le plus de licenciés avec près de 400.000 joueurs. En France on en recense 500.000 (l’Espagne compte un plus grand % de pratiquants si l’on prend en considération la population globale de chaque pays). Comme au foot, les sélections nationales de ces deux pays occupent les premiers rangs du classement FIBA (International Basketball Federation), voyons ensemble si leur championnat national est également à la hauteur.

L’affluence moyenne des clubs de la ACB (équivalent de la PRO A) est de 6420 spectateurs par match. 5 clubs parviennent à dépasser les 8.000 billets vendus chaque match ce qui nous le verrons est nettement supérieur à notre championnat français. Le basketball se développe chaque année un peu plus grâce au travail réalisé par la ligue.

Pour la première partie de championnat de cette année, la ligue continue d’enregistrer une croissance au niveau de l’affluence moyenne avec 1,35% de plus en comparaison avec la saison antérieure.

Dans le même temps la Pro A voit son nombre de spectateur chuté.En effet depuis depuis trois saisons, l’affluence moyenne par match diminue en Pro A. Ainsi, pour la saison 2015-2016, elle était de 3 541 spectateurs, soit 2% de moins que la saison précédente. Toutefois, l’affluence totale sur la saison régulière avait progressé (1 110 370 spectateurs sur 2014-2015 contre 931 542 la saison précédente) en raison du passage de 16 à 18 clubs. Le taux de remplissage des salles est tombé de 81 à 76%.

La comparaison est difficile avec le championnat espagnol quand l’on constate que nos clubs qui génèrent le plus d’affluence en France sont au niveaux des équipes de bas de classement de la ligue ACB. Certes les enceintes sportives ont généralement une capacité moindre mais pour le moment un agrandissement des tribunes n’est de loin pas une priorité au vue du taux remplissage qui est en baisse.

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En 2013-2014, la comparaison entre la Liga ACB et la PRO A pouvait conduire à un certain optimisme car les écarts se réduisaient incontestablement depuis quelques années, du fait de la crise économique mais également de grandes disparités au sein du système espagnol. Le système français était, quant à lui, très homogène, et manquait seulement de un ou deux clubs d’envergures.

Quatre ans plus tard il semblerait que L’Espagne ait creusé l’écart en se positionnant comme un championnat de référence à niveau mondial avec des joueurs stars et un travail d’activation marketing de grande envergure. Dans le même temps, la Pro A n’est pas parvenu à franchir le cap.

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